Et soudain, la liberté! de Évelyne Pisier et Caroline Laurent – décembre 2021

Ce livre est une autobiographie d’Evelyne Pisier, qui fut une des premières femmes en France à obtenir un doctorat en droit politique. Elle a aussi combattu pour les droits des femmes.

Sa vie commence durant la deuxième guerre mondiale à Hanoï, où son père est haut placé dans l’administration coloniale française. Evelyne vivra l’invasion japonaise de l’Indochine et sera internée avec sa mère dans un camp de concentration, épisode qui nous a donné une fois de plus l’occasion de parler de la guerre sino-japonaise. Son père croit en la supériorité de la France et idéalise Pétain. Il est aussi autoritaire, raciste et sexiste, ce qui va pousser la mère à se séparer de lui et à reprendre son indépendance, chose extrêmement rare à l’époque. Au début de son adolescence, Evelyne se retrouve donc en France avec sa mère divorcée et déterminée à profiter de sa nouvelle liberté. Par réaction, mère et fille vont alors se lancer dans tous les combats féministes du début des années soixante, de la lutte pour l’avortement à la contraception pour toutes. Evelyne milite également dans les mouvements étudiants communistes, ce qui va l’amener à participer à un voyage d’études à Cuba où Fidel Castro et le Che viennent de mener à bien la révolution du peuple… Expérience d’autant plus extraordinaire qu’elle va s’engager dans une relation amoureuse avec Fidel pendant plusieurs années….

Ce livre nous raconte les bouleversements d’idées qu’a subi la France après la seconde guerre mondiale, de l’écroulement du monde colonial à la révolution de 1968. C’est en lisant la vie d’Evelyne que nous comprenons tous les espoirs, les excès et les déceptions d’une jeunesse qui a voulu s’affranchir de la rigidité d’une époque révolue. Ce livre nous transporte de l’Indochine à Cuba en passant par le Paris des années soixante. Il est très intéressant d’un point de vue historique et sociologique.

Le Consentement de Vanessa Springora – Novembre 2021

Nous avons eu une discussion très animée au sujet du livre de Vanessa Springora jeudi après-midi…

Comment, en effet, ne pas réagir à ce récit autobiographique d’une jeune fille de quatorze ans séduite par un homme de cinquante ans ? Comment expliquer que cette aventure, qui a duré plus d’un an, s’est passée au grand jour, sans que sa famille ni ses amis n’interviennent ? Il faut d’abord replacer les faits à leur époque, le milieu des années 80, où la société française est encore imprégnée du courant d’idées libertaires de mai 68. Il est en effet « interdit d’interdire » et Le Monde a même publié un manifeste signé par les plus grands intellectuels français (Simone de Beauvoir et Sartre entre autres…) qui affirment qu’il n’y a rien de mal à faire découvrir la sexualité à des enfants. Il faut aussi comprendre que la mère de Vanessa Springora est éditrice et appartient à ce milieu d’artistes et d’écrivains qui, protégés par leur statut d’intellectuels, peuvent se permettre beaucoup d’entraves à la loi. L’homme de cinquante ans s’appelle Gabriel Matzneff et est écrivain. Il est aussi pédophile et raconte dans ses livres ses aventures amoureuses avec des enfants. Il est très en vogue à l’époque et passe même dans l’émission de Bernard Pivot à la télévision. Vanessa, elle, est « consentante », ce qui est la raison pour laquelle personne ne s’oppose à sa liaison avec Matzneff, mais aussi celle pour laquelle elle n’a jamais parlé pendant les trente dernières années. Elle décrit son enfance gâchée, sa vie brisée, et la lente reconstruction qui l’a aidée à comprendre ce dont elle a été victime. En effet, après s’être crue responsable, elle comprend qu’elle a été en fait la victime d’un prédateur et de son entourage.

Le Consentement est un livre qui est très triste, mais il est nécessaire de le lire pour comprendre le piège psychologique dans lequel se retrouvent les enfants victimes de prédateurs sexuels.

Voici quelques liens qui peuvent aider à comprendre le contexte de l’époque :

Alors que l’affaire Matzneff éclate au grand jour, Figaro Live revient sur l’histoire de ces courants pro-pédophiles portés par certains médias et intellectuels après « mai 68 » https://video.lefigaro.fr/figaro/video/affaire-matzneff-quand-des-intellectuels-defendaient-la-pedophilie/

Rita m’a fait parvenir cet interview de Vanessa Springora et Gloria Steinem :
https://www.youtube.com/watch?v=K7IoeQqHceg

Âme brisée de Akira Mizubayashi – octobre 2011

C’est avec grand plaisir que nous avons discuté du livre Âme Brisée d’Akira Mizubayashi. C’est une histoire courte, sans aucun artifice, où ce qui n’est pas dit est tout aussi important que ce qui est dit.

Nous avons été frappées par la poésie du texte qui relate l’histoire d’un petit garçon qui perd son père lors de la guerre sino-japonaise en 1938.

A un premier acte de violence (le père est brutalement enlevé alors qu’il jouait du violon avec un groupe d’étudiants chinois) succède le récit de la vie de cet enfant. Le violon a été fracassé lors de l’arrestation et l’enfant qui a assisté impuissant à la scène va en effet consacrer sa vie à faire revivre la mémoire du père, symbolisé par son violon. L’âme du violon a en effet été brisée, et il lui faudra des années pour apprendre à la réparer à l’identique, puis trouver la personne qui pourra y faire revivre la musique jouée par le père au moment de sa disparition.  Bien sûr, c’est aussi lui-même qu’il va reconstruire avec le violon…. La symbolique de l’âme du père qui renaît avec la musique est magnifique. Nous avons été très touchées par la délicatesse de la narration qui évoque beaucoup de sentiments sans jamais les nommer.

C’est un récit sur la perte, le deuil, l’art et la musique qui transcendent la vie… Il y a de la tristesse dans ce livre, mais aussi beaucoup de chaleur, d’amour et d’espoir.

Nous le recommandons sans hésitations et espérons lire à nouveau cet auteur.

Interview de l’auteur au sujet d’Âme Brisée : https://www.youtube.com/watch?v=RwtM5WNw4T4

Madame Bovary de Gustave Flaubert – Septembre 2011

Tout le monde a bien sûr lu Madame Bovary (au moins à l’école !..), mais sa relecture nous a révélé bien des facettes de ce  personnage complexe, attirant et agaçant à la fois. Emma était-elle une victime ou une femme capricieuse et manipulatrice ? Que voulait-elle au juste ?

Monique nous a lu des passages très intéressants du réquisitoire de l’avocat de Flaubert. Au-delà du scandale provoqué par l’image d’une femme adultère et non repentante, il a peint une femme qui s’est voulue libre à une époque où cela n’était pas permis. Issue d’un milieu modeste, Emma aurait dû se satisfaire du rôle de l’épouse d’un médecin de campagne médiocre. Elle a été coupable de vouloir vivre ses rêves, sans se rendre compte de la réalité d’une société sans indulgence pour quiconque ne suit pas le droit chemin. A la fin du récit, tout et tout le monde semble se liguer contre elle pour l’acculer au suicide. Emma Bovary n’est bien sûr pas sans fautes, étant l’incarnation même de la femme insatisfaite qui plonge peu à peu son entourage dans une folie de dépenses et d’exigences sans fin. Beaucoup d’hommes vont cependant profiter d’elle, que ce soit pour le plaisir ou pour l’argent. Ses amants et ses créanciers l’abandonneront sans aucun état d’âme au moment où elle se retrouve dans le besoin. Est-ce l’histoire tragique d’une seule femme ou le sort des femmes de cette époque en général qui est mis en lumière par Flaubert ? Voilà toute la trame de notre discussion de ce matin..

Le Quatrième Mur de Sorj Chalandon – juin 2021

Le quatrième mur de Sorj Chalandon a reçu des avis bien partagés… Sorj Chalandon est un ancien reporter de guerre qui a couvert la guerre civile au Liban pour le journal Libération. Il a été l’un des premiers journalistes à pénétrer dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila en 1982 après les massacres perpétrés par des chrétiens phalangistes. Il a été très marqué par cette expérience et a décidé d’écrire ce livre pour que l’on n’oublie pas… Le Liban a une histoire très compliquée qui nous a amenées à revoir comment ce pays a pu arriver à une guerre civile si atroce.
Le personnage principal du récit essaie de monter la pièce de théâtre Antigone de Jean Anouilh dans Beyrouth à feu et à sang, avec des acteurs de confessions religieuses différentes. Ceci n’est pas anodin puisque Jean Anouilh a monté cette pièce pendant la seconde guerre mondiale, son Antigone étant le symbole de la résistance face à la brutalité et à la violence. Ce qui est intéressant, c’est que les allemands lui ont permis de monter la pièce (les gardes de Créon portaient le costume nazi) car ils voyaient dans le châtiment d’Antigone la juste conséquence de sa désobéissance. Dans le livre, chaque acteur donnera une interprétation différente de son rôle selon qu’il soit chrétien, maronite, shiite, druze, palestinien, juif… L’idée est très intéressante surtout quand, vers la fin, la réalité va dépasser la fiction et les acteurs vont être amenés à franchir le « quatrième mur »… mais je vous laisse lire ! Ce que nous n’avons pas aimé dans le livre, c’est qu’il peine à démarrer, et que le lecteur va passer à peu près la moitié du livre à comprendre les motivations du personnages principal, puis celles des différents groupes religieux représentés, ce qui amène beaucoup de confusion dans l’histoire. Bien que symboliquement intéressante, l’idée de faire jouer des acteurs sur un champ de bataille et de leur faire risquer leur vie est aussi très discutable.  L’auteur, qui – on le comprend – est aussi le personnage principal, nous paraît parfois très absorbé par sa propre personne, son désir d’occuper le devant de la scène l’emportant sur ses obligations familiales par exemple. En conclusion, c’est un livre difficile à lire car il relate des scènes d’une violence insoutenable et qu’il faut vraiment bien connaitre l’histoire du Liban pour en comprendre toutes les facettes.

Une vidéo que nous avons regardée sur l’histoire du Liban : https://www.youtube.com/watch?v=kNhZhieHDLEB

Les os des filles de Line Papin- mai 2021

Nous avons aimé ce livre, avec quelques réserves bien entendu… C’est l’autobiographie d’une jeune fille arrachée à son pays natal – le Vietnam – à l’âge de dix ans pour venir vivre en France qui est le pays de son père. Ses liens culturels et affectifs sont brisés puisqu’elle perd contact avec sa famille vietnamienne et en particulier sa grand-mère maternelle. Line Papin nous fait une excellente description du bouillonnement de vie à Hanoï dans le Vietnam d’après-guerre et des liens très étroits qui unissent les familles dans ce pays… puis elle contraste tout cela avec la froideur d’une famille bourgeoise française. Elle va sombrer dans la dépression puis l’anorexie et nous fait un récit glaçant des moments où sa vie ne tiendra qu’à un fil. Le récit comporte toutefois des maladresses, comme le fait qu’elle ne nomme jamais les membres de sa famille (sa mère est nommée sœur H#2….), ou bien qu’elle utilise différents sujets pour parler d’elle-même (je, elle, nous…). Nous n’arrivons pas à établir un contact avec les personnages de l’histoire, le récit paraît presque stérile à certains moments… Une histoire touchante, une belle écriture, mais certains effets de style qui manquent leur but… Un livre que nous recommandons toutefois.

Les choses humaines de Karine Tuil – avril 2021

Le livre Les Choses Humaines de Karine Tuil nous a beaucoup plu. L’auteure nous met d’emblée à la place des jurés chargés de juger un jeune homme accusé de viol par une jeune fille lors d’une soirée. Nous découvrons le milieu dans lequel chacun de ces jeunes gens a grandi et le contexte culturel qui a influencé leur éducation.  Pour chacun, ces facteurs ont influencé leur jugement et leur interprétation des actions de l’autre. Nous arrivons bien sûr à devoir évaluer la part de responsabilité de chacun, et nous devons définir s’il y a eu ou non consentement puisque tous deux différent sur cette question. Karine Tuil nous dresse un portrait de l’évolution des rapports hommes – femmes dans la société contemporaine.  Ses analyses psychologiques et sociologiques sont très intéressantes. Elle a notamment demandé à des avocats et des juges de l’aider lors de la création de ce procès fictif, et le livre nous met vraiment au cœur d’un procès contemporain.

La peau de chagrin de Balzac – mars 2021

La lecture de La peau de chagrin a suscité bien des réactions. Tout le monde s’est accordé pour trouver le style de Balzac extraordinaire car il utilise un vocabulaire d’une richesse inédite de nos jours… Le livre peut être interprété de nombreuses manières et présente les caractéristiques d’un conte philosophique. Le héros va succomber à son ambition : incapable d’être heureux alors que tous ses vœux sont exaucés, il devient vieux avant l’âge et meurt sans avoir su profiter de sa vie… Certaines d’entre nous ont peu aimé le livre, trouvant Raphaël de Valentin égoïste et ambitieux, d’autres ont souligné le parcours d’un jeune homme suicidaire qui va se rattacher à la vie au moment même où il la perd… Gina a évoqué le côté poétique de certains passages du texte, rappelant une fois de plus l’extraordinaire talent de l’écrivain.

Ce roman est aussi intéressant du point de vue historique, car il a été écrit en 1831, première année du règne de Louis-Philippe. Balzac peint une société dépravée par l’argent, le luxe et l’ambition. Nous sommes bien loin des idéaux de la révolution et c’est peut-être cette déception qui transparaît dans le roman sous les traits de Raphaël…. Quoi qu’il en soit, nous avons toutes été ravies de relire un classique de la littérature française…

Par Amour de Valérie Tong Cuong – février 2021

Le livre Par Amour de Valérie Tong Cuong nous a beaucoup plu, et nous a une fois de plus replongées dans l’histoire de la seconde guerre mondiale. Nous avons suivi une famille qui, habitant Le Havre, a dû subir d’horribles bombardements venant autant de la part des allemands que des alliés.  En 44, ce sont les alliés qui ont en fait détruit une grande partie de la ville, faisant plus de deux mille morts civils… L’exode, la déportation, les privations, la séparation et l’envoi des enfants en Algérie pour les protéger de la guerre… Valérie Tong Cuong nous fait part de ces faits à travers les monologues des différents personnages qui vivent chacun les évènements à leur manière. L’auteure a fait un excellent travail d’historienne lorsqu’elle a commencé à écrire ce livre, et comme elle l’explique, tous les évènements sont vrais, seuls les personnages font partie de la fiction. Nous avons donc beaucoup appris sur l’histoire du Havre pendant la guerre, la grande et la petite histoire aussi, et tout cela à travers des personnages marquants qui nous ont fait comprendre l’ampleur du drame humain qui s’est joué à cette époque. Livre que nous recommandons.

Quelques liens utiles:
https://www.lefigaro.fr/histoire/2014/09/05/26001-20140905ARTFIG00276-70-ans-apres-le-havre-s-interroge-toujours-sur-sa-destruction.php

https://www.saintnazaire.fr/vie-municipale/le-conseil-municipal/le-conseil-municipal-en-video/levacuation-des-enfants-nazairiens-pendant-la-seconde-guerre-mondiale-2883

http://www.cdha.fr/dossier-les-enfants-de-guynemer-le-drame-du-lamoriciere-3e-partie

Des témoignages poignants d’anciens enfants de Guynemer :
http://www.cdha.fr/dossier-les-enfants-de-guynemer-un-grand-elan-de-solidarite-2e-partie

http://www.cdha.fr/dossier-laventure-des-enfants-guynemer-1ere-partie

Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras – janvier 2021

Ce livre a fait l’unanimité bien que nous ayons trouvé l’histoire très triste.

C’est un récit autobiographique dont l’action se situe dans une région reculée de Cochinchine vers 1930. Une veuve et ses deux enfants se battent pour survivre sur une concession qui leur a été attribuée par l’administration locale. Lorsque la mère se rend compte qu’elle a investi ses dernières économie dans une terre qui est régulièrement inondée par la mer et donc incultivable, elle décide de construire des barrages pour retenir l’eau. Lorsque ceux-ci sont emportés, elle plonge peu à peu dans la désillusion et la folie. L’auteure nous fait découvrir un monde cruel dirigé par une administration corrompue. En effet, cette terre n’a pas été attribuée par hasard, mais parce que la mère a refusé de payer des pots de vin aux administrateurs… Le récit nous montre des contrastes flagrants entre colons riches et pauvres, les pauvres ayant recours à la contrebande et même la prostitution pour survivre. Au niveau inférieur, les indigènes sont présentés comme une masse informe et utilisable à souhait.. Immoralité, corruption et désespoir constituent la trame de ce livre qui nous a donné à réfléchir sur les problèmes créés par la colonisation française au dix-neuvième siècle..

Sula de Toni Morrison – Décembre 2020

Sula, de Toni Morrison, n’a pas fait l’unanimité, car c’est un livre qui raconte des évènements très violents, à la limite du sordide, et qui est parfois difficile à comprendre. C’est un conte fantastique qui relate sur une période de plus de quarante ans la vie d’une communauté noire de l’Ohio. Au début du roman, dans les années 20, les Noirs souffrent bien sûr de la ségrégation raciale. Celle-ci va disparaitre au fil des années mais le racisme persistent maintient les habitants de la communauté au plus bas de l’échelle sociale et ne leur laisse aucune chance de jamais s’en sortir. Leurs frustrations et leur colère sont toutefois cachées par une nonchalance et un fatalisme qui s’explique par leur foi en Dieu. Une femme, Sula, réussit à s’échapper et à vivre une existence qu’elle qualifie de libre, puisqu’elle dit et fait uniquement ce qu’elle veut. Ceci est bien sûr très mal accepté par la communauté, car elle fait beaucoup de mal autour d’elle. Etant noire, et femme de surcroît, elle se retrouve seule contre tous mais amène chacun à faire face à sa propre solitude et à son désespoir. Toni Morrison nous peint le portrait de femmes puissantes et soumises à la fois, d’hommes fuyants et absents, d’enfants laissés à l’abandon… Ce n’est pas un livre facile à lire mais il nous fait réfléchir aux problèmes auxquels sont confrontés les Noirs aux Etats-Unis.

Un sac de billes de Joseph Joffo – Octobre 2020

Le livre nous a beaucoup plu, l’histoire d’un enfant de douze ans qui doit se débrouiller seul durant la guerre pour échapper à la folie nazie. Ce livre est d’autant plus touchant qu’il est totalement autobiographique. Il a été écrit trente ans après la fin de la guerre, l’auteur n’ayant pas jusque-là éprouvé le besoin de raconter des évènements qu’il avait tant bien que mal essayé d’effacer de sa mémoire. Nous avons été effarées par le sang froid et la maturité de cet enfant qui va se trouver à bien des reprises en danger de mort. Ce qui nous a étonnées, c’est son aplomb devant l’adversité, son appétit de vivre et surtout son humour ! A aucun moment ce livre n’est triste, car il raconte cette épopée à travers les yeux d’un enfant qui apprend bien vite à s’adapter à toutes les circonstances et qui développe une compréhension unique de la nature humaine… L’épilogue est aussi très intéressant car le récit est maintenant analysé par l’auteur adulte… Un livre que nous recommandons.

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