Les âmes grises de Philippe Claudel – août 2018

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Le livre Les âmes grises de Philippe Claudel a reçu des avis partagés, surtout en raison de la tristesse du sujet, puisque l’action se situe pendant la première guerre mondiale. Le récit, qui relate les morts suspectes de plusieurs jeunes femmes, se présente d’abord comme un roman policier; nous nous rendons toutefois vite compte que le meurtrier ne sera jamais appréhendé, et que tous les présumés coupables sont aussi de potentiels innocents… L’auteur nous oblige constamment à réévaluer nos certitudes, d’où le titre du livre, rien n’est jamais blanc ou noir, toute âme a en elle un potentiel de bien et de mal… J’ai personnellement beaucoup aimé ce livre à cause de l’étude psychologique des personnages qui montre l’impact que la guerre a eue sur leur santé mentale.

Rita a trouvé le film tiré du roman. C’est gratuit sur Internet…

http://www.voirfilmtv.stream/les-ames-grises/

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Une réflexion sur « Les âmes grises de Philippe Claudel – août 2018 »

  1. Voici ma commentaire sur le roman « Les âmes grises ». J’ai aimé ce livre- pas pour l’histoire même (qui est très triste et déprimante) mais pour la beauté du style d´écriture.
    J’ai noté certaines de mes citations préférées du livre:

    « Je suis tombé à terre. Je suis tombé. Je tombe encore. Je ne vis plus que dans cette chute. Toujours. »
    (Le narrateur, après la morte de sa femme, est bloqué dans le passé, dans sa douleur)

    « …on peut vivre dans les regrets comme dans un pays. »

    Le narrateur est bloqué entre sa incertitude/méfiance des autres :
    « On sait toujours ce que les autres sont pour nous, mais on ne sait jamais ce que nous sommes pour les autres. »
    Et son besoin de…sympathie peut-être ?:
    « Même dans le vide, on a besoin de savoir qu’il y a des autres qui nous ressemblent. »
    Je crois que le narrateur, en racontant son histoire, cherche toujours ces « autres qui lui ressemblent. »

    Et sa raison pour faire tout ce qu’il a fait à la fin:

    « Ce n’est pas la douleur qui m’a fait faire cela. C’est la vide. »

    Une histoire très déprimante mais très bien écrite.

    J'aime

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